Coûts d'investissement
Cela comprend la conception, les filtres, le ventilateur, le réseau de conduits, le système de commande, le montage, l’installation électrique et la mise en service.
Les coûts d’exploitation d’un système d’aspiration ne sont pas uniquement liés au moteur du ventilateur. Les pertes de charge, l’état des filtres, les conduits inutilement ouverts, les durées de fonctionnement prolongées, l’énergie de chauffage pour l’air de remplacement et les arrêts imprévus influencent également la rentabilité sur toute la durée de vie de l’installation.
Les coûts d’investissement ne représentent qu’une partie des coûts totaux. Une installation dont la conception technique est insuffisante ou inadaptée peut, au fil des années, consommer davantage d’énergie, nécessiter des entretiens plus fréquents ou nuire à la production en raison d’une captation insuffisante.
Un système d’aspiration est rentable lorsqu’il atteint de manière fiable les performances requises en matière de protection et de traitement, tout en n’utilisant que la quantité d’air, de pression et d’énergie réellement nécessaire.
L’acquisition, l’énergie électrique, l’air de remplacement, les filtres, la maintenance, le nettoyage, les pièces de rechange et les pertes de production doivent être évalués conjointement.
Documenter les machines, les débits d’air, les durées de fonctionnement et la simultanéité.
Vérifier la perte de charge, l'air parasite, l'encrassement des filtres et les durées de fonctionnement inutiles.
Coordonner la vanne, la vitesse de rotation et la commande de la machine en fonction des besoins.
Comparer la consommation d’énergie et le débit d’air avant et après la mesure.
Surveiller et entretenir en permanence les filtres, le réseau de conduites et le système de régulation.
Cela comprend la conception, les filtres, le ventilateur, le réseau de conduits, le système de commande, le montage, l’installation électrique et la mise en service.
Le ventilateur, le nettoyage du filtre, le déchargement, la commande et les autres entraînements consomment de l’énergie pendant leur fonctionnement.
L’air évacué des halls doit être remplacé et, selon la saison, réchauffé, refroidi ou traité.
Les éléments filtrants, les tuyaux, les joints, les courroies et autres composants entraînent des coûts récurrents.
Les contrôles, les mesures, les changements de filtres, le nettoyage des conduites et les réparations nécessitent du temps de travail et, le cas échéant, le recours à des prestataires externes spécialisés.
Les pannes, les conduites bouchées ou le manque de pièces de rechange peuvent mettre à l'arrêt des machines et des zones de travail entières.
Pour une première estimation des coûts, il faut connaître la puissance électrique absorbée, la durée de fonctionnement annuelle et le prix de l'électricité.
Consommation annuelle [kWh] = puissance électrique [kW] × heures de fonctionnement [h]
Coûts énergétiques = consommation annuelle [kWh] × prix de l'électricité [CHF/kWh]
Pour une évaluation plus précise, il convient d’utiliser la consommation électrique réelle dans les conditions de fonctionnement pertinentes. Les indications figurant sur la plaque signalétique ou la puissance nominale du moteur ne correspondent pas nécessairement à la consommation d’énergie réelle.
Si le ventilateur fonctionne à différentes vitesses de rotation ou avec différentes combinaisons de machines, les performances et les heures de fonctionnement correspondantes doivent être prises en compte séparément.
Un débit d’air trop important n’améliore pas automatiquement la qualité de captage. Il entraîne une consommation d’énergie plus élevée, des pertes de charge plus importantes et un besoin accru d’air de remplacement. L’essentiel réside dans une aspiration efficace à la source avec un débit volumique adapté.
| Cause d’un débit d’air inutile | Amélioration possible |
|---|---|
| Élément de détection trop éloigné | Rapprocher la hotte de la source et réévaluer les besoins en air. |
| Ouverture inutilement grande | Mieux isoler la source ou limiter la surface de captage. |
| Conduites inutilisées laissées ouvertes en permanence | Fermer ou automatiser les vannes. |
| Le ventilateur fonctionne en permanence à vitesse maximale | Vérifier les besoins et le régulateur de vitesse approprié. |
| Conduites non étanches | Éliminer les fuites et réduire l'air parasite. |
| Capots de machine ouverts | Optimiser le capotage et les ouvertures d’accès. |
Plus la résistance d’une installation est élevée, plus le ventilateur doit fournir de puissance pour assurer le débit volumique requis. Des pertes de charge surviennent dans les conduites, les raccords, les tuyaux flexibles, les filtres, les silencieux et d’autres composants.
Un diamètre plus grand peut réduire la perte de charge, mais diminue en même temps la vitesse de l’air. Dans le cas de conduites transportant des matériaux, il ne faut pas compromettre la fiabilité du transport de la poussière, des copeaux ou des granulés.
À mesure que la charge du filtre augmente, la résistance à l'écoulement s'accroît dans de nombreuses installations. Sans régulation, le débit d'air diminue en conséquence. Si le débit volumique est maintenu constant grâce à une régulation de la vitesse de rotation, c'est la puissance requise du ventilateur qui augmente à la place.
L'évolution de la pression différentielle du filtre montre comment la résistance varie en cours de fonctionnement. Associée à la vitesse de rotation et à la puissance absorbée, elle permet de détecter précocement toute dégradation des performances énergétiques.
Un variateur de fréquence permet d’adapter la vitesse du ventilateur aux besoins réels en air. Cela peut réduire la consommation d’énergie, en particulier lorsque l’utilisation des machines est variable.
Le réglage doit toutefois être conçu de manière à ce que les points de captage actifs disposent toujours d’un débit d’air suffisant et que la vitesse de transport nécessaire dans le réseau de conduits soit maintenue.
| Stratégie de régulation | Avantage | À noter |
|---|---|---|
| Dépression constante | La vitesse de rotation s’adapte aux sections ouvertes et fermées. | Le point de mesure et la valeur de consigne doivent être adaptés à l’installation. |
| Débit volumique constant | Le débit d’air défini est maintenu malgré une résistance variable. | Une mesure du débit volumique adaptée et fiable est nécessaire. |
| Niveaux de vitesse adaptés à la machine | Adaptation aisée aux combinaisons de machines connues. | Tous les états de fonctionnement possibles doivent être enregistrés. |
| Réglage manuel de la vitesse de rotation | Faible charge technique. | Les économies d’énergie et le bon fonctionnement dépendent de l’utilisation. |
Une vitesse de rotation trop faible peut nuire à la capture et au transport des matières. La vitesse de rotation minimale doit être déterminée en fonction des conditions de fonctionnement les plus critiques et consignée par écrit.
Les vannes permettent de concentrer le flux d’air sur les machines effectivement en service. En cas de commande automatique, elles peuvent être ouvertes et fermées en même temps que la machine.
Faible effort technique, mais dépend d’une utilisation rigoureuse. Les conduits ouverts et oubliés augmentent les besoins en air.
Ouverture et fermeture en fonction du fonctionnement de la machine. Cela permet de mieux adapter l’installation à la simultanéité réelle.
Permettent de limiter davantage l’air parasite lorsque la ligne est fermée. Le niveau d’étanchéité requis dépend de l’installation.
Le système de commande doit détecter l’état réel des vannes, en particulier dans les installations à régulation automatique.
Si des circuits sont fermés sans ajuster la puissance des ventilateurs, la pression, le niveau sonore et la répartition de l’air peuvent subir des variations indésirables.
Une installation ne doit fonctionner que pendant la durée nécessaire à la captation, au transport des matériaux, à la phase de suivi et au maintien de conditions de processus sûres.
Une fois le processus terminé, un cycle de fin de cycle peut s’avérer nécessaire pour évacuer la poussière ou les copeaux restants du système de captage et du réseau de conduites. La durée doit être adaptée à l’application.
Si l’air chaud du hall est évacué vers l’extérieur, de l’air froid extérieur doit pénétrer et être à nouveau réchauffé. Lorsque les débits d’air sont importants, ces besoins énergétiques peuvent compléter de manière significative, voire dépasser, la consommation électrique des ventilateurs.
Un recyclage d’air techniquement admissible peut réduire les pertes thermiques. Il n’est toutefois approprié que si le matériau, la technologie de filtration, la surveillance et les exigences de sécurité le permettent.
La décision de recourir à la recirculation d’air ne doit pas être prise uniquement en fonction des coûts de chauffage. La protection de la santé, les propriétés des matériaux et les risques potentiels ont la priorité.
Si un recyclage direct de l’air n’est pas adapté, il est possible, sous certaines conditions, d’envisager une récupération de chaleur séparée. Dans ce cas, la chaleur est transférée sans que l’air vicié ne soit directement réintroduit dans la pièce.
| Point de contrôle | Signification |
|---|---|
| Pollution de l’air évacué | La poussière et les dépôts peuvent nuire au bon fonctionnement des échangeurs de chaleur. |
| Séparation des flux d’air | Tout transfert indésirable de matière doit être évité. |
| Perte de charge supplémentaire | Les échangeurs de chaleur augmentent la résistance de l'installation et, par conséquent, les besoins en ventilation. |
| Nettoyage et entretien | L’accessibilité et l’effort de nettoyage doivent être pris en compte. |
| Durées de fonctionnement | Les avantages économiques dépendent de la durée de fonctionnement et des besoins en chauffage. |
| Gel et condensation | Les conditions de l’air extérieur et l’humidité peuvent nécessiter des mesures de protection supplémentaires. |
Des raccords non étanches, des trappes d’inspection ouvertes ou des réservoirs collecteurs non étanches laissent entrer de l’air qui fait défaut au point de captage proprement dit. Pour atteindre malgré tout le débit volumique de consigne, le ventilateur peut être amené à fonctionner à plus haut régime.
Selon la configuration et le niveau de pression, des fuites dans certaines zones de l'installation peuvent représenter une part considérable de l'air transporté.
De nombreuses pertes énergétiques se produisent de manière insidieuse. Un filtre encrassé, un conduit obstrué ou une roue encrassée augmentent la résistance ou réduisent le rendement.
Surveiller la pression différentielle, vérifier le nettoyage et remplacer les éléments en fonction de leur état.
Éliminer les dépôts, les obstructions, les tuyaux endommagés et les fuites.
Contrôler la roue, les paliers, l'entraînement et l'état vibratoire.
Vérifier les capteurs, les valeurs de consigne, les signaux des vannes et la régulation de la vitesse de rotation.
Un filtre remplacé trop tardivement peut certes permettre d’éviter à court terme des coûts de pièces de rechange, mais il augmente la consommation d’énergie et réduit la puissance d’aspiration.
Toute optimisation doit être étayée par des données de mesure. C’est la seule façon d’évaluer si une mesure permet réellement de réaliser des économies d’énergie tout en préservant le fonctionnement technique.
Si la consommation d’énergie diminue parce que, dans le même temps, la puissance d’aspiration devient insuffisante, l’optimisation n’est pas réussie. L’efficacité de captage requise reste le critère d’évaluation central.
| Indicateur clé | Avantages |
|---|---|
| kWh par heure de fonctionnement | Indique la puissance électrique moyenne en fonctionnement. |
| kWh par unité de production | Relie la consommation d’énergie au rendement de production réel. |
| Pression différentielle du filtre | Indique les variations de la résistance du filtre. |
| Durée de fonctionnement sans production active | Met en évidence les temps morts évitables. |
| Pourcentage de conduits ouverts | Indique si l'installation est exploitée en fonction des besoins. |
| Coûts de maintenance et d’immobilisation | Complète la simple prise en compte des coûts énergétiques. |
Un calcul d’amortissement simplifié met en regard l’investissement et les économies annuelles attendues.
Durée d'amortissement [années] = investissement [CHF] ÷ économie annuelle [CHF]
Pour une évaluation réaliste, il convient de prendre en compte, outre les économies d’énergie, la maintenance, les pièces de rechange, la disponibilité de la production et les éventuelles variations des prix de l’énergie.
Une mesure n’est rentable que si elle fonctionne de manière fiable pendant toute sa durée de vie prévue et maintient la performance requise de l’installation.
| Priorité | Mesure | Justification |
|---|---|---|
| 1 | Améliorer la collecte | Une meilleure aspiration à la source peut permettre de réduire le débit d’air nécessaire. |
| 2 | Éliminer les fuites et les conduites ouvertes inutiles | Évite les débits d’air sans utilité technique. |
| 3 | Remise en état des filtres et du réseau de conduites | Réduit la résistance évitable de l'installation. |
| 4 | Réduire les temps de fonctionnement | Économise de l’énergie sans modifier la géométrie de l’installation. |
| 5 | Automatisation des vannes et de la vitesse de rotation | Adapter la puissance aux différents états de la machine. |
| 6 | Optimiser l’alimentation en air et la récupération de chaleur | Réduit les coûts supplémentaires liés au traitement de l’air dans les halls. |
| Erreur | Conséquences possibles |
|---|---|
| Ne prendre en compte que le rendement du moteur | Les potentiels d’économies plus importants en termes de débit d’air et de perte de charge ne sont pas pris en compte. |
| Réduire la vitesse de rotation sans mesure | La capture et le transport des particules peuvent s’avérer insuffisants. |
| Il suffit de choisir un ventilateur plus petit | Il se peut que le point de fonctionnement requis ne soit plus atteint. |
| Augmenter de manière forfaitaire le diamètre des conduites | La vitesse de transport diminue et des dépôts se forment. |
| Repousser trop longtemps le remplacement des filtres | Résistance élevée, consommation d’énergie croissante et baisse des performances. |
| Équipement ultérieur de vannes sans régulation par ventilateur | Conditions de pression défavorables et répartition instable de l'air. |
| Évaluer la recirculation d’air uniquement en fonction des coûts de chauffage | Les exigences en matière de santé et de sécurité risquent de ne pas être respectées. |
| Comparer uniquement les coûts d’investissement | L'exploitation, la maintenance et les risques liés à la production ne sont pas pris en compte. |
| Ne pas effectuer de mesure initiale | Les économies réelles ne pourront pas être justifiées ultérieurement. |
| Ne pas contrôler l’optimisation après la rénovation | Les dégradations techniques passent inaperçues. |
Le choix de la mesure appropriée dépend des besoins en air, du fluide, du réseau de tuyauterie, des filtres, du mode de fonctionnement et des exigences de sécurité. Les promesses forfaitaires d’économies ne sont pas fiables sans mesure ni contrôle de l’installation.
Envoyez-nous des informations sur le ventilateur, les temps de fonctionnement, les machines, les vannes, la pression différentielle des filtres et les valeurs de mesure disponibles. Nous vous aidons à évaluer sur le plan technique les éventuelles mesures d’optimisation.
Parmi les facteurs déterminants figurent notamment le débit volumique, la perte de charge, le rendement du ventilateur, la durée de fonctionnement, l’état des filtres, la position des registres et la régulation du ventilateur. De plus, le traitement de l’air extérieur entrant peut nécessiter une quantité d’énergie considérable.
Pas automatiquement. Une économie est réalisée lorsque la vitesse du ventilateur peut effectivement être adaptée à une demande d’air variable. La stratégie de régulation, les capteurs et la vitesse minimale de l’air doivent être techniquement adaptés.
Un filtre encrassé génère une résistance à l'écoulement plus élevée. Cela entraîne soit une baisse du débit d'air, soit la nécessité pour le ventilateur de fonctionner à une vitesse de rotation plus élevée afin de maintenir le débit volumique.
Oui, à condition de fermer de manière fiable les conduits inutilisés et de réguler simultanément le ventilateur en fonction des besoins. Sans régulation de vitesse adaptée, le potentiel d’économies n’est que partiellement exploité.
Les fuites entraînent un débit d’air qui ne remplit aucune fonction utile au point de captage. Cela peut nécessiter une puissance de ventilation plus importante, tandis que la puissance d’aspiration au niveau de la machine diminue.
Ce n’est pas obligatoire. Cette solution peut permettre de réaliser des économies d’énergie de chauffage, mais nécessite une technologie de filtration adaptée, une surveillance et des conditions de traitement des matières sûres. L’investissement, la maintenance et les exigences légales ou techniques en matière de sécurité doivent être pris en compte.
La puissance électrique absorbée en kilowatts est multipliée par le nombre d’heures de fonctionnement annuelles. Pour un calcul plus précis, il convient de saisir séparément les différentes vitesses de rotation et les différents états de fonctionnement.
La consommation d’énergie et les coûts d’exploitation doivent diminuer, tandis que le débit d’air, le transport des matériaux et l’efficacité de captage doivent continuer à répondre aux exigences techniques. Pour cela, des mesures comparatives avant et après la mise en œuvre de la mesure sont nécessaires.